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Les priorités régionales de l’ARS PACA

En s’appuyant sur l’observation et l’étude de l’état de santé de la population en région, le projet régional de santé 2018-2023, a fixé sept grandes priorités de santé publique dans l’ensemble des champs de son activité.

Ces priorités définissent les orientations stratégiques du projet régional de santé.

Prendre en compte les besoins d’une population vieillissante

L’enjeu est de renforcer les filières gériatriques et le maintien à domicile, de développer une coordination en ville ou avec les EHPAD permettant :
  • de limiter au maximum les hospitalisations,
  • de développer également la prévention primaire par l’activité physique, le maintien de relations affectives et de stimulations intellectuelles,
  • de développer la prévention de la iatrogénie, la prévention des chutes et de la dénutrition.
Sans adaptation de l’offre de santé, il faudra faire face à 150 000 séjours supplémentaires en médecine et chirurgie et 15 000 séjours supplémentaires pour les SSR.

Mettre en place une politique globale en faveur des enfants et des jeunes

L’enjeu est la prise en compte des inégalités sociales et territoriales de santé dès la grossesse et petite enfance pour cibler les actions de prévention et de promotion de la santé afin notamment de développer les compétences psychosociales, le sentiment d’emprise sur la vie et la mise en place de facteurs de protection physique, psychologique et sociaux. Ainsi, l’ensemble des déterminants de la santé (éducation, logement, environnement, aide sociale, protection de l’enfance)…) doit être considéré par les intervenants et les institutions dans le champ de l’enfance.

Par ailleurs, le dépistage et le repérage des troubles du développement de l’enfant, la promotion d’une alimentation équilibrée et de l’activité physique, la protection contre les toxiques environnementaux sont également fondamentaux.

Enfin, à l’adolescence et pour les jeunes adultes, les priorités sont l’éducation à la sexualité, la prévention des conduites addictives et le repérage de la souffrance psychologique.

Proposer une palette de réponses diversifiées aux personnes en situation de handicap

L’enjeu est de faire évoluer le secteur médico-social selon une approche plus inclusive prenant en compte les besoins des personnes en situation de handicap et leurs aidants. Il s’agit de promouvoir une réponse « accompagnée de tous » qui implique de diversifier les modes d’intervention, de raisonner en logique de dispositif et de prestations de service plutôt qu’en logique de structure, de promouvoir la construction de solutions, de réponses partagées et coordonnées entre les différents secteurs et le milieu ordinaire (école, travail, loisirs…) afin de permettre des choix au plus près de la vie en société selon un principe de subsidiarité. Améliorer l’accès à la prévention et aux soins de ces personnes est également un enjeu majeur.

Renforcer la politique de santé mentale pour faire face aux défis à venir

La santé mentale nécessite une approche systémique, elle ne se limite pas aux soins psychiatriques ou à la prise en charge du handicap psychique. Le champ de la santé mentale couvre à la fois les troubles psychiatriques mais également les problématiques de souffrance psychiques et, pour trouver ou construire des réponses durables, la juxtaposition des compétences ne suffit pas. Assurer la qualité des actions à chaque étapes du parcours, coordonner la prise en charge entre les multiples intervenants (repérage précoce ; premier recours ; soins somatiques, soins psychiatriques ; soins en addictologie) tout au long de la vie des personnes et prendre en compte l’environnement social et familial sont des enjeux majeurs pour améliorer la vie de ces personnes.

Poursuivre la baisse de la mortalité prématurée

Les trois causes de mortalités évitables (cancers, traumatismes et maladies cardio-vasculaires) sont sensibles à la prévention et demandent des actions systémiques : amélioration de la qualité de l’air, politiques d’urbanisme pour favoriser les déplacements non polluants, exercice physique, alimentation, empowerment des jeunes et de la population en général sur le contrôle de sa santé, modification des comportements, dépistage, prise en charge précoce…

En parallèle des actions de prévention, le progrès médical notamment pour la cardiologie, la traumatologie et l’oncologie, l’amélioration des prises en charge contribueront également à retarder la mortalité. Néanmoins, le vrai progrès sera celui de la diminution de l’incidence par une prévention globale et portée par tous.

Organiser la prise en charge des maladies chroniques

Même si l’allongement de l’espérance de vie et l’augmentation de l’exposition aux polluants et aux toxiques, en partie responsable de l’apparition de certains cancers/allergies/maladies cardio-vasculaires, ont pour corollaire l’augmentation des maladies chroniques, l’enjeu demeure d’en limiter l’apparition et d’améliorer les prises en charge sanitaires, médico-sociales et sociales, ainsi que leur coordination.

Cette transition épidémiologique remet en cause notre système de santé, ses structures et son organisation. C’est également un défi pour l’avenir de son financement (61% des dépenses liées aux pathologies et traitements chroniques pour 35% de la population).

Réduire l’impact sur la santé de l’exposition aux risques environnementaux

Comme le préconisent les recommandations nationales, la mobilisation forte et durable des collectivités territoriales et des Etablissements publics de coopération intercommunale constitue un enjeu fort. Le Plan régional santé environnement 3 encourage et favorise l’adoption de choix d’aménagements favorables à la santé : réduction des nuisances, des sources et expositions aux polluants, espaces réunissant les conditions pour l’adoption de comportements favorables à la santé.

D’autre part, des évolutions sont nécessaires en matière d’information du grand public pour une meilleure compréhension des enjeux liés à la santé environnementale et pour l’adoption de comportements favorables à la santé (activité physique, espaces verts, utilisation des transports collectifs…). Ces évolutions concernent aussi l’éducation et la formation des jeunes ; la responsabilité des politiques publiques est de pouvoir les préparer à comprendre, appréhender et agir sur l’environnement pour mieux préserver leur capitale santé.

L’intégralité du Projet régional de santé 2018-2023, avec le cadre d’orientations stratégiques, le schéma régional de santé et le programme régional d’accès aux soins et à la prévention pour les plus démunis, est disponible sur le site de l’ARS PACA.